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Retrouvez ici les cas vécus de quelques personnes ayant utilisé les services de La Fondation du Cœur Louis-Georges-Fortin.


Rémi

Rémi a vécu ses premiers problèmes cardiaques à 60 ans, en 1980, lors d’un premier infarctus. Il ignore alors l’avis de son médecin qui lui conseille d’arrêter temporairement de travailler. Résultat : deuxième infarctus en 1982. C’est à ce moment qu’il décide d’arrêter de travailler pour un bout de temps. Ayant entendu parler du programme offert par la Fondation, Rémi s’y inscrit, et encore aujourd’hui il continue de suivre le programme avec grande assiduité.

Ce que Rémi apprécie le plus en suivant ce programme est que son dossier est totalement pris en charge par le personnel médical et qu’il n’a vraiment pas à s’en préoccuper. La rencontre avec des personnes ayant subi les mêmes problèmes vaut mieux que plusieurs médicaments ! Le service offert aux conjoints et conjointes est fort apprécié et fait mieux comprendre à ces derniers les problèmes vécus par leur compagnon ou compagne.

La bonne communication entre les infirmières, les médecins et leurs patients est l’atout majeur à une bonne réhabilitation, et c’est ce qu’on retrouve à la Fondation, de dire Rémi. Cependant, dit-il, il faut savoir s’arrêter quand c’est le temps, et si c’est possible, il faut oublier son malaise, avoir le contrôle de soi et s’écouter quand c’est le temps. À la Fondation, ce sont tous ces éléments qui nous sont enseignés.

Rémi offre donc son coup de cœur à la Fondation et à tout son personnel et se dit très chanceux d’avoir un tel service en Beauce. Bravo aussi à tous les bénévoles qui gravitent autour de la Fondation. Chapeau !



Diane

Été 2000, il fait beau, je suis en parfaite santé. Pourtant, un soir de juin, c'est la catastrophe… un infarctus du myocarde ! C’est alors que débute la course à la survie. Les spécialistes se sont succédé tour à tour. Ma famille m'a veillée jour et nuit. J'avais tout pour m'en sortir… ou presque. C’est à ce moment qu’on m'apprend qu'il ne me reste que 31% du cœur qui est viable.

Trois semaines plus tard me revoilà de retour à la maison. La vie recommence à très petits pas, le moindre mouvement me demande des efforts incroyables. Au début de l'automne, une clinique pour insuffisance cardiaque ouvre ses portes; l'infirmière en chef me suggère alors de faire partie d'un programme de réhabilitation aux cardiaques. Après avoir reçu les coordonnées, je fais les démarches nécessaires et je m'inscris… avec de sérieux doutes quant à retrouver l'énergie d’antan.

Mes doutes se sont vite estompés. J’avais sous-estimé l'expérience et la détermination du professeur et de ses assistantes, ainsi que l’appui de ma fille qui m'a toujours accompagnée et encouragée. On m'a donc enseigné les bons exercices à faire, la manière de monter les escaliers, les méthodes pour me pencher sans être continuellement essoufflée, la façon de respirer et d'expirer selon les mouvements... et après quelques semaines seulement, j'ai commencé à voir les changements.

Plus tard, ce fut au tour de l'équilibre à faire défaut. C’est alors que les exercices adéquats m'ont été enseignés. On m'a vraiment donné les outils nécessaires pour m'en sortir, et sans l’appui et les compétences de ces gens, je sais aujourd'hui que je n'aurais jamais retrouvé l'énergie et la motivation qui m’ont permis d’aller de l'avant. Je sais maintenant, hors de tout doute, que c’est à cause des exercices de ce programme que je peux avoir une excellente qualité de vie.

Aujourd'hui, je joue au badminton avec ma fille, et devinez qui gagne ? À tous ces gens merveilleux qui m'ont redonné confiance en moi un peu plus chaque jour, je les félicite et leur dis mille mercis.



Roger

Roger est une personne très sympathique pour qui les problèmes cardiaques ne sont pas passés inaperçus. Il fait partie des patients qui suivent le programme depuis le tout début, en 1973.

D’abord entassé dans le département de physiothérapie du Centre hospitalier Beauce-Etchemin, le programme déménage ensuite dans l’ancienne chapelle avec des moyens plus ou moins rudimentaires. Ils sont alors 20 à 25 personnes à vouloir suivre le programme. En 1976, devant la popularité du service offert, tout déménage finalement dans les locaux de l’École Notre-Dame-de-la-Trinité.

Les infarctus ne se comptent plus dans la vie de Roger. En novembre 1972, il subit une opération à cœur ouvert pour un pontage. Au printemps 1973, le pontage n’a pas donné les effets escomptés. Roger s’inscrit donc au programme de réhabilitation et voit une amélioration grâce aux exercices. Il peut alors avoir une qualité de vie acceptable. En 1984, il est opéré à nouveau pour un autre pontage et subit un infarctus pendant l’opération. N’abandonnant pas, il revient à nouveau au programme d’exercices, remonte la côte et commence même à jouer au badminton. Il deviendra la petite peste de ses adversaires. En 1995, un « pace » lui sera installé, ce qui ne l’empêchera pas d’être opéré à nouveau en 1996. Dans le coma pendant deux mois, il est très malade et affaibli. N’écoutant que son courage, Roger se relève et continue de fréquenter le programme. Il recommence au début avec des exercices pour réapprendre ses mouvements d’origine. Il ne s’en portera que mieux et recommencera à devenir la petite peste qu’il était au badminton.

Devant tous ces faits, Roger n’a qu’un conseil à donner aux personnes souffrant de problèmes cardiaques :
« Inscrivez-vous au programme de la Fondation ! ». Notre état physique ne saura que s’améliorer avec les exercices et la rencontre avec d’autres patients. Il en a vu plusieurs très bas remonter la pente. Il ne faut surtout pas se décourager. À la Fondation, le stress tombe et l’on se retrouve en famille. Merci à la Fondation de prendre soin de notre santé et de maintenir un tel programme. Bravo à tout le personnel !